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La crise de l'immobilier malgré la reprise de la construction

europe1 matin Crise immobilière et reprise de la construction: les éditos d'Eric Le Boucher et Axel de Tarlé sur EUROPE1

Edito économique d'Eric Le Boucher interrogé par Guillaume Cahour (EUROPE 1 MATIN du 30/03/2011)


Y a-t-il une bulle immobilière en France? Alors on a tous envie de répondre oui, en voyant ce que nous coûte le logement mais cette fois c'est le Gouverneur de la Banque de France qui le dit.

Il le dit au détour d'un rapport sur l'état, excellent, des banques françaises. Christian Noyer a expliqué que les banques font des crédits avec des taux trop bas. Elles accordent des prêts trop facilement, elles soufflent dans la bulle. Les prix immobiliers, après 2 petites chutes en 2008 et 2009, au creux de la crise, sont repartis vers le haut, à 5% de hausse l'an dernier en France en moyenne, 10% dans les grandes villes et plus de 16% à Paris. Pour la Banque de France, les causes profondes sont multiples mais les taux des crédits jouent un rôle important.

Alors, est-ce qu'on peut considérer que les banques vont obéir et que finalement les taux vont remonter?

Les taux vont remonter puisque la Banque centrale européenne l'a annoncé pour lutter contre une inflation qu'elle juge menaçante. Mais ce sera faible et Christian Noyer demande clairement aux banques d'en rajouter. Je ne sais d'ailleurs pas si il sera entendu mais ce qui est sûr, c'est que la hausse des prix immobiliers, crédit cher ou pas cher, va continuer dans de nombreuses régions. Pourquoi? Parce que la pierre est devenue un investissement attractif avec la chute des bourses, parce que les divorces, le vieillissement, les conditions de vie etc... font que la demande de logements ne cesse de croître et que l'offre ne suit pas.

Ca va s'arrêter quand alors?

Quand un gouvernement aura le courage de réviser de fond en comble la politique immobilière française. On construit trop peu depuis 50 ans. Hier parce qu'on a longtemps bloqué les prix, découragé les investisseurs et aujourd'hui à cause de l'inverse, parce qu'on subventionne à grands frais des promoteurs. Mais ils construisent des surfaces trop petites là où il n'y a pas de besoins urgents. On manque de surfaces, on fausse le marché, on subventionne en creusant les déficits publiques: la France maltusienne. La crise immobilière, sans changement très profond, risque de gonfler.



Le zoom éco d'Axel de Tarlé interrogé par Guillaume Cahour (EUROPE 1 MATIN du 30/03/2011)


Le secteur de la construction va bien, il a quasiment retrouvé son niveau d'avant la crise. Et cette année le nombre de logement neufs devrait même approcher son record de 2007.

Oui, la construction qui repart c'est 2 bonnes nouvelles, pour ceux qui cherchent un emploi et pour ceux qui cherchent un logement.
Entre décembre et février, le nombre de mises en chantier a bondi de 54%. Résultat: on devrait compter cette année en France quelques 410 000 nouveaux logements contre moins de 350 000 l'an dernier. Alors voilà, mais malheureusement il y a un "mais" derrière ce beau chiffre. Car pour faire court, on construit beaucoup de logements, oui, mais qui ne servent à rien et financés avec l'argent du contribuable. Explications: on le sait, en France, ceux qui achètent des logements ne rêvent pas de devenir propriétaires. Non, ils rêvent de payer moins d'impôts. C'est la triste réalité: les 2/3 des achats de logements neufs en France se font dans le cadre du dispositif Scellier. Vous faîtes construire, vous vous engagez à louer ce nouvel appartement et l'Etat vous rembourse 25% sous la forme de baisses d'impôts. Bingo! Sauf que justement depuis le 1er janvier, l'avantage fiscal a été durci, d'où le grand rush à la fin de l'année 2010 vers les Scellier ancienne formule, ce qui explique aujourd'hui ce boom des mises en chantier.
Mais le problème, avec ce genre d'opérations de défiscalisation, c'est qu'ensuite, une fois la réduction d'impôts acquise, on ne se casse pas trop la tête pour construire. On a tendance à construire de petits appartements, là où c'est simple, là où c'est pas cher. En gros, on va construire en périphérie de Tarbes ou de Valenciennes plutôt qu'à Paris ou Marseille.
Alors, certes le dispositif est régulièrement durci, mais on va tout droit vers de graves déconvenues car si vous ne trouvez pas de locataire ensuite pour votre petit F2 de sous-préfecture, l'avantage fiscal tombe et vous vous retrouvez alors tout seul avec un 2 pièces-cuisine invendable, payé plein pot. Au point d'ailleurs que la semaine dernière encore, Monsieur François Scellier, le père de la loi, disait en avoir assez de voir son nom associé à des promoteurs véreux.


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Les commentaires


Le 13-05-2011 à 17:26 hadri a écrit
Marché immobilière en france est comme le Marché immobilière au Maroc; les prix de l'immobilier avaient déjà chuté au cours de l'année 2009. Une baisse d'environ 10%. Mais la crise a continué en 2010, les prix ont chuté de 25% à Marrakech au maroc et de 30% à Tanger aussi . Le moment est donc propice pour investir.
Pour les investisseurs qui aimeraient investir a l’étranger et notamment au Maroc voici un guide (blog) qui traite toutes les différentes informations sur l’investissement immobilier : http://www.immobiliertanger.ma

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