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Immobilier et foncier rural : les conséquences de la crise sur le prix des terres

Immobilier en zone rurale Après les zones urbaines, les marchés fonciers de l'espace rural se contractent. C'est ce qui ressort de l'étude présentée le 28 mai 2010 par la FNSafer sur l'évolution du marché foncier rural au cours de l'année 2009.

"En 2009, après plusieurs années d'évolution globalement positive, les revenus tirés de l'agriculture et de la forêt sont en baisse. Le marché foncier de l'espace rural est rattrapé par la crise. Sa contraction correspond à la première phase d'un retournement qui conduit, ou conduira à plus ou moins brève échéance, à une diminution du prix des terres agricoles, à moins d'un revirement du contexte économique.
La baisse du pouvoir d'achat et des capacités d'emprunt a également freiné les acquisitions de terrains à bâtir et de maisons à la campagne par des citadins ou des ruraux non agriculteurs en quête d'une résidence principale ou secondaire"
déclare André THEVENOT Président de la Fédération Nationale des Safer.
"Dans le même temps, la terre, comme l'immobilier, est à nouveau considérée comme une valeur refuge pour qui souhaite épargner à l'abri des fluctuations des marchés boursiers. Des non-agriculteurs détenteurs de capitaux s'intéressent à la terre agricole" souligne-t-il.

Un marché qui se contracte

En 2009, 75 800 ventes ont été enregistrées, représentant 305 000 ha et 3,3 milliards d'euros. En termes de surface et de valeur, cela représente un recul de 18% par rapport à l'année précédente.

Le marché est beaucoup plus dynamique sur la façade Ouest de la France. A titre d'exemple, en Bretagne, une parcelle change de propriétaire en moyenne tous les 55 ans, alors qu'en Lorraine et en Alsace cette moyenne est de 110 ans !

La part des acquisitions réalisées par des agriculteurs reste très majoritaire puisqu'elle représente les 3 / 4 des transactions.

Cette contraction du marché s'explique en grande partie par le fait que, touchés par la crise, les agriculteurs limitent fortement leurs acquisitions de terres et près.
A contrario, au vu des risques grandissants sur les placements en produits financiers, des investisseurs non-agriculteurs considèrent comme une valeur refuge ce type de placement foncier et acquièrent des biens non bâtis (libres ou loués) en recherchant des rendements supérieurs à 3 %.

Des prix en baisse pour les terres sauf pour les vignes

Pour la première fois depuis 14 ans, le prix des terres libres est en baisse à 5090 € par hectare. Cette baisse est tout de même modeste puisque qu'elle n'est que de 1,6%. Pour les terres louées, c'est même une petite hausse de 1,1% qui porte le prix moyen à 3910 € par hectare.

Evolution du prix moyen des forets Carte des surfaces des acquisitions de forets de +50 ha
cliquez sur les images pour agrandir


Du côté des vignobles, même si la hausse s'essouffle, les prix résistent puisqu'ils augmentent encore de 2,5% sur l'année 2009 : les prix moyens vont de 10600 € à 93300 € par hectare selon qu'il s'agit de vignes à vin de pays ou de vignes AOC/AOP.

Le marché des maisons à la campagne

Sur le marché des maisons en milieu rural, c'est la 2ème année de baisse, tant en ce qui concerne le nombre de transactions (-10.2% en 2009) que le prix moyen qui descend à 188 000 € (-10,9% en 2009).

Ce marché a été entrainé à la baisse, entre autres, par le repli des acheteurs étrangers qui avaient soutenu la demande pendant de nombreuses années.

Une reprise des transactions a toutefois été constatée en fin d'année 2009. Elle pourrait annoncer un redémarrage tranquille du marché.


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