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Le rapport 2011 sur le mal-logement par la fondation Abbé Pierre

Rapport 2011 mal-logement Fondation Abbe Pierre La version 2011 du rapport sur le mal logement en France établi par la Fondation Abbé Pierre dessine une crise du logement toujours présente et montre du doigt une politique essentiellement axée sur l'accession.

L'exclusion par le logement conséquence de la crise économique

La crise économique a aggravé les difficultés de logement des plus vulnérables, notamment les jeunes ou les femmes seules avec des enfants.
La dégradation de la situation de l'emploi est la première cause du développement de la précarité. Il est frappant de constater l'instabilité des situations et la passage relativement rapide d'un état protégé à un état de pauvreté. Sont ainsi concernés par le mal logement, des ménages qui jusqu'alors en étaient protégés, ceux que l'on nomme aujourd'hui les "travailleurs pauvres".

Confrontés aux effets sociaux de la crise, aux limites des dispositifs d'aide, les plus vulnérables n'ont souvent d'autre solution que de recourir à la « zone grise » du logement (hébergement chez des tiers, utilisation de locaux non prévus pour l'habitation, squats, baraques et abris de fortune, campings...).

Des ressources qui ne suivent pas les prix de l'immobilier

La part du logement dans les dépenses des ménages est de plus en plus importante. 49 % de la population considère aujourd'hui les dépenses de logement comme constituant une lourde charge, contre 34 % en 1980. Cela est la résultante de la hausse effrénée des prix de l'immobilier ces dix dernières années, avec une courbe des revenus des ménages qui a progressé beaucoup moins vite.

La solidarité nationale fait défaut

Face à cette détérioration de la situation économique, la Fondation Abbé Pierre s'alarme d'une incapacité croissante de la politique du logement à limiter cette extension et à juguler les difficultés que rencontrent de plus en plus de ménages pour se loger. Elle regrette que l'Etat se soit déchargé de la responsabilité des fonds de solidarité pour le logement sur les départements qui, contraints par leurs difficultés financières tendent, par diverses mesures, à limiter les possibilités d'accès à ces fonds.

Une France de propriétaires, à tout prix?

Le rapport souligne les risques de la politique du "tous propriétaires". Même si l'ambition de devenir propriétaire de son logement est légitime, l'accès à la propriété quand il se réalise dans des conditions financières particulièrement tendues, peut être source de déstabilisation pour les ménages qui y consacrent une part trop importante de leurs revenus.

Par ailleurs, ce rêve de "tous propriétaires", se concrétise de façon de plus en plus inégalitaire puisque la part des ménages modestes parmi les accédant ne cesse de décroître depuis une quinzaine d'années: les ménages les plus pauvres sont en effet de moins en moins souvent propriétaires de leur logement (37 % des 20 % des ménages les plus modestes sont aujourd'hui propriétaires de leur logement alors qu'ils étaient 47 % en 1988), alors que les plus aisés le sont de plus en plus (65 % des 20 % des revenus les plus élevés étaient propriétaires de leur logement en 1988, ils sont 76 % aujourd'hui).

Face à cette situation, le rapport n'hésite pas à accuser les responsables politiques d'inventer des leurres ou des substituts à l'accession sociale à la propriété en citant, par exemple, la maison à 15 € par jour, ou encore les maisons à 100000 € très médiatisées (selon le rapport, 5 ans après leur lancement, 800 maisons auraient été construites mais pour des prix in fine de 130 à 150 K€).

L'Allemagne, une fois de plus, citée en bon exemple

Parmi les solutions avancées pour combattre le mal logement, la Fondation Abbé Pierre demande, entre autres, de retrouver le rythme de construction de 500 000 logements par an, comme au début des années 70.

La Fondation souhaite également une meilleure régulation du marché immobilier. "La solution ne réside sans doute pas dans le blocage des loyers qui n'est pas une solution adaptée en dehors de situations exceptionnelles, mais dans un encadrement des loyers comme le pratiquent des pays comme l'Allemagne ou la Suisse qui ont un parc locatif (notamment privé) beaucoup plus important qu'en France et n'ont pas connu les dérives observées dans d'autres pays. La mise en place d'un dispositif de régulation des loyers dans le parc privé n'a rien d'une utopie pour peu que la volonté politique existe."

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